
Processus de décision : comment la PNL aide à lever les blocages ?
Par Roselyne Reybaud
TEMPS DE LECTURE : 6 minutesPrendre des décisions fait partie du quotidien de chaque individu. Parfois, ces choix sont anodins, parfois, ils orientent une vie entière. Le processus décisionnel est un mécanisme complexe qui s’articule autour de plusieurs étapes. Il permet d’aboutir, après avoir étudié une multitude d’informations, à la réponse qui apparaît comme la plus adaptée. Mais parfois cette machine se grippe, et prendre une décision devient impossible. La programmation neurolinguistique (PNL) peut alors proposer des outils concrets pour aider à lever ces blocages.
Qu’est-ce qu’un processus décisionnel ?
Un processus décisionnel représente le mécanisme cognitif par lequel tout individu confronté à un choix analyse les possibilités qui s’offrent à lui, puis opte pour la solution qui lui semble la plus adaptée. Il s’agit d’un processus intégrant différentes étapes, auquel toute personne est soumise chaque jour dans sa vie personnelle, comme dans la sphère professionnelle. Choisir son menu, décider quels vêtements porter, valider une stratégie de communication ou un budget en entreprise, tout cela relève d’un processus décisionnel. Le cheminement qui conduit au choix est influencé par des facteurs cognitifs, émotionnels et parfois culturels. Prendre une « bonne décision » ne dépend pas uniquement de la logique. Des filtres internes, propres à chaque individu, jouent un rôle central dans ce mécanisme où se mêlent conscient et inconscient.
Les 6 étapes du processus de prise de décision
Étape 1 : Identification du problème ou de la situation à décider
Toute décision à prendre naît d’un besoin ou d’une situation à clarifier. La première étape du processus décisionnel consiste à cerner précisément l’enjeu. Pour cela, la problématique et l’objectif doivent être formulés de manière rigoureuse. Si les attentes s’avèrent trop vagues, les solutions potentielles seront complexes à élaborer ou trop nombreuses pour être correctement analysées.
Étape 2 : Collecte et analyse des informations
Faire un choix éclairé exige de détenir toutes les informations importantes quant à la survenue du problème, mais également aux moyens mobilisables pour le résoudre. Cette étape nécessite d’intégrer les facteurs internes, qu’ils soient des ressources personnelles ou des capacités propres à l’entreprise, et externes, qui impliquent le recours à une aide extérieure. Les expériences passées, même négatives, figurent dans cette analyse. Une vigilance particulière est indispensable au cours de la phase de collecte des données afin de ne pas être submergé en incluant des renseignements secondaires.
Étape 3 : Définition des options possibles
Fort des informations recueillies lors de l’étape précédente, le processus décisionnel peut se poursuivre par l’élaboration de l’ensemble des possibilités qui pourraient permettre de répondre à la problématique soulevée. Échanges, ouverture d’esprit et créativité sont les maîtres-mots pour trouver des options variées et innovantes, et éviter ainsi de se cantonner à des solutions déjà expérimentées par le passé.
Étape 4 : Évaluation des options
Chaque option envisagée est soigneusement analysée. Les « pour » et les « contre » sont identifiés et mis dans la balance avec les ressources disponibles (temps, budget, capacités), les risques et les avantages. La notion de « valeurs » entre en jeu à cette étape. La question est de déterminer si les options sont compatibles avec les valeurs personnelles et culturelles de l’individu ou de l’entreprise qui les mettra en œuvre.
Étape 5 : Choix d’une option
Au regard de la réflexion menée à l’étape précédente, une option est sélectionnée pour sa capacité à répondre à la problématique de manière totale, réaliste et réalisable. Si l’analyse a été conduite de façon correcte, ce choix doit paraître évident. Parfois, une combinaison de plusieurs scénarios peut constituer la solution idéale.
Étape 6 : Mise en œuvre et évaluation
Élaborer une stratégie de mise en œuvre va permettre de définir les étapes et de fixer les échéances. Il est nécessaire d’avoir les idées claires pour faciliter l’exécution de la décision. L’évaluation du résultat s’avère intéressante, puisqu’elle offre un regard sur les points positifs comme sur les points négatifs. Ce recul sur le processus décisionnel apporte une expérience qui pourra être valorisée lors d’une démarche ultérieure.
Pourquoi certaines décisions bloquent-elles malgré les bonnes intentions ?
Malgré une réelle volonté d’avancer, une identification précise du problème et des solutions envisageables, prendre une décision est parfois impossible. Le processus est bloqué. En cause, plusieurs raisons potentielles.
Les peurs inconscientes, héritées du passé, font naître une inquiétude qui retarde voire anéantit le passage à l’action. Un échec antérieur peut en faire redouter un nouveau.
Parallèlement, les croyances limitantes s’insinuent inconsciemment dans la mise en œuvre d’un objectif. Une personne qui estime, par exemple, ne pas être à la hauteur ne va pas se donner les moyens.
Quelquefois, c’est un excès de perfectionnisme qui alourdit le processus décisionnel. En voulant trop bien faire, la personne se sent dépassée par l’ampleur de la tâche.
Enfin, des conflits de valeurs peuvent venir grever le mécanisme. Devoir sacrifier une chose au profit d’une autre peut être nécessaire, mais inconcevable.
Quels sont les mécanismes internes du choix selon la PNL ?
Selon les principes de la PNL, il existe plusieurs mécanismes internes qui influencent une prise de décision. Chaque personne perçoit le monde au travers de ses sens et l’interprète à sa façon. Cette représentation, appelée « carte du monde », dépend de sa sensibilité, de sa culture et de son environnement. Elle constitue un prisme qui peut limiter le champ des options considérées valables au cours du processus décisionnel.
Les croyances, quant à elles, fonctionnent comme des règles intérieures. Elles sont ressenties comme des vérités et possèdent donc un pouvoir fort sur l’action. Certaines facilitent le processus de décision : « Je peux réussir », d’autres le freinent : « Je suis incapable de réaliser ça ». Les croyances se construisent tout au long de l’existence. Elles sont alimentées par les expériences vécues, l’éducation et la culture.
Les valeurs guident nos priorités profondes. Au sens de la PNL, elles représentent tout ce qui est important pour un individu. Ce peut être la santé, la famille, l’indépendance, le respect, etc. Un conflit de valeurs peut bloquer une décision.
Enfin, les méta-programmes de décision influencent le choix. Il s’agit de programmes mentaux qui fonctionnent de façon automatique et inconsciente. Ils peuvent être construits sur des références internes (la personne fait son choix en appliquant ses propres références) ou externes (le choix s’opère en fonction de conseils reçus). Chaque méta-programme est plus ou moins bien adapté à la décision à prendre.
Comment la PNL permet-elle de fluidifier le processus décisionnel ?
La PNL propose des outils concrets pour lever les blocages et faciliter une prise de décision fluide et sereine. La première étape d’un accompagnement en PNL va consister à détecter les pensées qui freinent le processus de choix. Ces croyances limitantes vont ensuite être transformées en croyances ressources. Par exemple, la personne ne pense plus « Je n’ai pas les compétences », mais « Je suis capable d’apprendre pendant ce projet ».
Le praticien en PNL va, dans un second temps, aider son client à identifier les intentions positives, sources d’énergie pour réaliser une prise de décision. Parfois, un comportement bloquant, tel que la procrastination, peut répondre à une intention positive comme éviter un stress ou rester en sécurité psychique. En ciblant cette intention positive mais limitante, la PNL va permettre d’adopter une attitude plus efficiente.
Parallèlement, le recours à l’ancrage a pour objectif de reprogrammer les mécanismes de décision chez un individu. Cette technique favorise le détachement des croyances limitantes et l’amélioration de la confiance en soi.
Note : Cette technique n’est pas une pratique médicale et ne saurait remplacer une consultation auprès d’un professionnel de santé.
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FAQ
Quelle est la différence entre décision rationnelle et intuitive ?
La décision rationnelle repose sur une analyse logique des faits. L’intuition, quant à elle, s’appuie sur une perception inconsciente. Dans un processus décisionnel, logique et intuition s’expriment simultanément, mais en proportions variables selon chaque individu.
Peut-on vraiment « apprendre » à mieux décider ?
Prendre de meilleures décisions s’apprend. La PNL, par exemple, en développant la connaissance des mécanismes internes qui aboutissent à une décision, permet d’apporter un regard plus conscient sur le processus décisionnel et d’éviter les schémas négatifs répétitifs.
Comment la PNL peut-elle réduire la peur de se tromper ?
La PNL aide à adopter un état interne plus confiant. Elle permet de percevoir les erreurs passées comme une opportunité d’apprentissage plutôt que comme un échec. En outre, elle offre la possibilité de prendre conscience des peurs et des scénarios catastrophes imaginés qui entravent le processus de décision.
Peut-on appliquer le processus décisionnel de la PNL en entreprise ?
Les outils de PNL sont largement utilisés en coaching professionnel et en management. Ils favorisent une meilleure compréhension des blocages individuels et collectifs. Quelques séances de PNL en entreprise peuvent améliorer la communication au sein des services et favoriser l’émergence de choix cohérents avec les valeurs de l’entreprise.



