Groupe d’étudiants travaillant ensemble autour d’une table avec des livres et un ordinateur portable.

Processus d’apprentissage : étapes et clés pour guider la transformation

Le processus d’apprentissage est un phénomène complexe impliquant des compétences rationnelles, mais également un certain nombre d’émotions. Apprendre n’est pas qu’une simple question de capacités et de volonté. Cette faculté requiert un état d’esprit et des conditions propices. Comment fonctionne le processus d’apprentissage et quelles en sont les étapes clés ? 

Qu’est-ce qu’un processus d’apprentissage ?

Un processus d’apprentissage est un mécanisme par lequel chaque individu peut acquérir une nouvelle compétence théorique ou pratique. L’apprentissage peut naître de l’expérience, de l’observation ou de l’enseignement. Il existe différentes méthodes d’acquisition des savoirs :

  • Par imitation, comme le font les bébés et les jeunes enfants ; 
  • En reproduisant régulièrement une action, c’est la répétition ;
  • Grâce à l’association de nouveaux concepts à des connaissances déjà maîtrisées ;
  • En multipliant les tentatives et les erreurs jusqu’à trouver la solution adéquate, c’est l’expérimentation ;
  • Par l’induction des facultés de raisonnement logique ;
  • Au travers de l’explication de modèles théoriques. 

Le processus d’apprentissage est un mécanisme complexe dans lequel entrent en jeu de nombreux facteurs : capacités intellectuelles, profil mnémotechnique, motivation, concentration, environnement, intérêt et émotions. En matière d’acquisition de connaissances, chaque personne est plus ou moins réceptive à une méthode en particulier, il n’existe pas un procédé universel qui convient à tous. 

Quelles sont les étapes du processus d’apprentissage ?

Élaboré à la fin des années 1960 par Broadwell, un formateur en gestion, puis démocratisé par l’institut de formation du psychologue Thomas Gordon dans les années 1970, le modèle d’apprentissage en quatre étapes, dit « de Maslow », est une référence, notamment en PNL. Le processus commence par une phase d’incompétence inconsciente. L’individu ignore qu’il ne maîtrise pas un savoir. Pour passer à l’étape suivante, il doit en prendre conscience, puis souhaiter remédier à la situation de méconnaissance. 

À ce stade, il entre dans la phase d’incompétence consciente et va mettre en œuvre une stratégie pour accéder à la prochaine phase. La motivation est un levier capital. Pour apprendre, il est nécessaire de s’engager de façon volontaire dans la démarche. Cette étape présuppose un intérêt vis-à-vis de la connaissance à acquérir. Elle implique également la capacité à maintenir l’attention au cours de la phase de transmission des informations, et ce, quelles que soient les méthodes déployées. Elle mobilise les facultés de concentration de l’individu. 

La connaissance assimilée, il se retrouve dans la phase de compétence consciente. Il maîtrise désormais une nouvelle aptitude, cependant, cette dernière lui demande une certaine concentration pour être exécutée. À force d’être répétée, elle va finalement devenir « automatique ». Sa réalisation ne réquisitionne plus toute l’attention : c’est la phase de compétence inconsciente

Comment les émotions influencent-elles l’apprentissage ?

Émotions et apprentissages sont étroitement liés. Quatre catégories principales d’émotions vont altérer ou, au contraire, favoriser le processus d’acquisition de connaissances. 

  • Les émotions dites « épistémiques » sont déclenchées face à un problème cognitif. Ennui, frustration ou confusion vont façonner le degré d’implication de la personne dans l’apprentissage. 
  • Les émotions thématiques sont associées à l’intérêt, à l’émerveillement ou au dégoût que peut susciter un sujet en particulier. Elles vont conditionner, de façon positive ou négative, l’état d’esprit dans lequel un individu aborde l’enseignement. 
  • Les émotions sociales sont liées à l’anxiété que la personne peut ressentir par rapport aux attentes de ses formateurs, à la recherche de reconnaissance, ou à l’admiration pour un professeur.
  • Les émotions d’accomplissement naissent de l’existence d’un objectif dans l’apprentissage et du sentiment de succès ou de déception qu’il génère. Il est possible de craindre l’échec, d’espérer prendre du plaisir dans une formation, de souhaiter réussir, etc. 

Dans un processus d’apprentissage, une émotion considérée comme négative ne va pas être systématiquement pénalisante. En effet, la frustration conduit parfois à redoubler d’efforts, la peur à se surpasser. A contrario, une émotion positive peut desservir l’apprenant : une grande confiance en soi peut pousser une personne à surestimer ses acquis. Enfin, l’intensité des sentiments éprouvés occupe une place importante. Ils ne doivent pas être trop forts pour ne pas submerger l’individu. 

Quels rôles jouent les croyances et les schémas mentaux ?

Les croyances et les schémas mentaux sont source d’émotions. Or, ces dernières influencent le processus d’apprentissage. Enracinés en chacun de nous, parfois depuis l’enfance, les schémas de pensée entrent en jeu dans la façon de traiter l’information. Ils sont inconscients et basés sur des croyances. Dans la mesure où le cerveau y a recours de manière automatique, ils peuvent devenir limitants et constituer un frein à l’apprentissage

Face à des expériences négatives, certaines personnes se persuadent qu’elles sont incapables de s’instruire ou de progresser dans un ou plusieurs domaines. Et cette perception va influencer défavorablement leur engagement dans le processus, mais également leurs capacités de concentration ou de raisonnement. Ces schémas erronés sont difficiles à déconstruire. Cependant, les techniques de PNL peuvent s’avérer d’un grand secours pour retrouver plaisir et facilité à apprendre.

Quels outils concrets pour accompagner un apprentissage durable ?

Environnement bienveillant et sécurisé, valorisation des apprenants et utilisation d’outils appropriés constituent les premiers leviers d’un apprentissage réussi. Parallèlement, les supports s’adaptent aux spécificités des publics visés. Ils peuvent être audio, sensoriels, au travers de la manipulation, ou visuels, grâce aux cartes mentales, par exemple. Les outils numériques peuvent se montrer particulièrement utiles dans certaines circonstances. 

Parmi les différentes méthodes d’enseignement, la pédagogie active propose expériences, mises en situation et projets concrets pour enraciner de nouvelles connaissances. Elle peut être associée à l’apprentissage coopératif, qui permet de renforcer les capacités de compréhension individuelles en exploitant l’intelligence collective. Enfin, l’ancrage émotionnel, qui intègre les émotions au processus d’apprentissage, améliore la concentration et l’assimilation des savoirs. Une méditation courte peut, par exemple, être recommandée en début de cours, ou la leçon être scénarisée et devenir ainsi plus mémorable.  

Comment lever les freins au changement et à l’apprentissage ?

Les croyances limitantes, comme le manque de confiance en soi ou la peur de l’échec, constituent un frein à l’apprentissage. Les identifier, puis entreprendre un travail en PNL pour les modifier, va placer l’individu dans des conditions plus favorables aux enseignements. Parallèlement, les freins émotionnels, tels que le stress et l’anxiété, ainsi que les freins cognitifs liés à une surcharge informationnelle, des difficultés à focaliser l’attention ou à structurer les phases d’apprentissage, doivent être maîtrisés. Il existe, pour cela, diverses techniques : sophrologie, méditation, respiration, etc. L’existence de freins socioculturels, rattachés à l’origine ou à la culture, peut également entraver le processus. L’hypnose peut aider à les reconnaître et ne plus les subir. 

Quelle posture adopter pour devenir un catalyseur d’apprentissage ?

Dans un processus d’apprentissage, la posture du formateur revêt une grande importance. Outre l’écoute empathique dont il doit nécessairement faire preuve, sa flexibilité pédagogique va offrir des conditions propices à tous les profils d’élèves. Les supports, les rythmes, le type d’approche sont adaptés de façon régulière, en fonction des observations réalisées quant au comportement des apprenants. L’interaction formateur-apprenant facilite les échanges, ce qui permet de déceler les difficultés rencontrées et de proposer rapidement des solutions pour y remédier.
Note : Cette technique n’est pas une pratique médicale et ne saurait remplacer une consultation auprès d’un professionnel de santé.

FAQ

Comment mesurer si une compétence est vraiment acquise ?

L’acquisition d’une compétence peut être vérifiée au cours d’une mise en situation, mais également par auto-évaluation. Ce processus doit être constructif pour encourager l’apprenant à s’améliorer.

Quelle est la différence entre apprentissage et développement personnel ?

L’apprentissage implique l’acquisition de savoirs ou de savoir-faire. Le développement personnel, quant à lui, vise une transformation de soi, de ses croyances ou de sa posture. Les deux notions sont complémentaires, l’apprentissage impliquant un travail sur le mental et l’émotion.

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