Recadrer sans braquer : les clés d’un entretien constructif

Dans la vie d’un manager, le recadrage fait partie intégrante du quotidien. Pourtant, il s’agit d’un exercice difficile, souvent redouté, par peur de froisser un collaborateur notamment. Découvrons, à travers ce guide, comment transformer cet entretien délicat en levier de confiance. 

Pourquoi un entretien de recadrage est essentiel ?

L’entretien de recadrage au sein d’une entreprise a comme principale visée de remettre un collaborateur dans le bon cadre suite à un comportement inapproprié, à une attitude négligente ou encore à une erreur ayant perturbé l’équipe. 

Pour le manager, l’enjeu va être double : remettre en ordre cette situation tout en préservant la qualité des relations. 

Dans cette situation, souvent compliquée pour les deux parties, la posture du manager est donc fondamentale. Il se doit de rester empathique, mais également factuel sur les erreurs reprochées à son collaborateur. Il doit avant tout savoir proposer des solutions concrètes pour améliorer le climat de travail. 

Un recadrage réussi va allier écoute active, clarté des faits et communication bienveillante

Pour se préparer efficacement à un entretien de recadrage, il peut s’avérer utile de se former à la PNL en entreprise ou à la communication non violente (CNV), deux approches permettant de décrypter les schémas relationnels tout en adaptant sa communication selon le profil de l’interlocuteur. 

Les erreurs à éviter lors d’un entretien de recadrage

Même avec les meilleures intentions du monde, certaines erreurs peuvent grandement détériorer les relations de travail durant un recadrage. Voici quelques erreurs à éviter :

Ne pas écouter : un recadrage réussi est un véritable échange où l’écoute active est un point essentiel à respecter. 

Manque de préparation : il ne s’agit aucunement d’improviser ce type d’entretien. Celui-ci doit être préparé en amont, avec des arguments assez forts pour défendre son point de vue. 

Juger la personne plutôt que les faits : il ne s’agit pas de juger la personne en face, mais plutôt son “erreur” sur tel ou tel dossier. 

Faire un recadrage à chaud et sous le coup de la colère ou de l’émotion, plutôt que d’attendre de laisser la pression redescendre pour échanger entre collaborateurs matures. 

Négliger le lieu et le moment : nous vous conseillons de favoriser un espace confidentiel pour un dialogue apaisé et constructif. 

Comment bien préparer son entretien de recadrage 

Définir l’objectif de l’entretien 

Dans un premier temps, il est essentiel d’identifier clairement le comportement ainsi que la situation problématique ayant conduit à cet entretien. Il sera important de noter les faits, comme la date, le contexte ou encore les conséquences éventuelles sur le travail de l’organisation ou les membres de l’équipe. Cette préparation permet de rester objectif et avant tout centré sur les faits. L’objectif reste clair : maintenir la confiance mutuelle, tout en évitant la récidive des faits reprochés. 

Choisir le bon moment et le bon lieu

L’environnement de cet entretien est également un point essentiel dans la préparation de l’entretien. En effet, un tel moment ne s’improvise pas au détour d’un couloir ou sous la pression d’une urgence. Nous recommandons de convier le collaborateur à cette réunion lors d’un moment calme, dans un lieu favorisant la discussion. Afin de traiter la situation sereinement, vous pouvez prévoir entre 30 et 45 minutes pour un entretien de recadrage. 


Comment gérer les émotions pendant l’entretien ?

Que ce soit pour le manager ou pour le salarié impliqué, un entretien de recadrage fait parfois ressortir de fortes émotions. Pour rester constructif, voici quelques conseils :

  • Restez centré sur les faits, pas sur l’interprétation faite ;
  • Utilisez les outils de communication non verbale ainsi que l’écoute active afin de valider les ressentis sans juger l’autre ;
  • Évitez les formulations accusatrices ou généralisantes ;
  • Prenez le temps de poser des questions ouvertes comme “Quelles solutions envisages-tu ?”.

Que faire après un entretien de recadrage ?

L’entretien de recadrage est certes une étape importante, mais ce n’est pas une finalité. Pour que celui-ci demeure efficace, il doit être suivi d’actions concrètes

Tout d’abord, le manager doit rédiger une synthèse récapitulant les différents points abordés ainsi que les engagements pris. Les nouveaux objectifs doivent être facilement mesurables afin de suivre, au fil des prochaines semaines et/ou mois, l’évolution du comportement. 

Il est également préférable de programmer un point de suivi à moyen terme, sans oublier de valoriser les progrès constatés, même si ceux-ci sont partiels. 

Cependant, en l’absence d’une amélioration conséquente, le manager peut envisager d’autres leviers : formation complémentaire, accompagnement poussé et même procédure disciplinaire si nécessaire.

 


FAQ

Quelle différence entre recadrage et sanction ?

Le recadrage est seulement une étape qui vise à corriger le comportement d’un collaborateur par le dialogue. La sanction disciplinaire intervient dans le cas où la problématique persiste, malgré les avertissements de la direction. En somme, le recadrage s’inscrit dans une démarche de prévention. 

Comment éviter le conflit pendant un entretien ?

Il est conseillé de s’appuyer sur une communication non violente et sur l’écoute active afin d’éviter la confrontation et les tensions inutiles. Avant tout, il s’agit de favoriser le dialogue en expliquant les conséquences d’un comportement, sans aller jusqu’à juger la personne dans son ensemble. Le collaborateur doit également se sentir libre de s’exprimer en toute confiance. 

Peut-on recadrer un collaborateur plus âgé que soi ?

Oui, bien évidemment. Il est cependant nécessaire d’adopter une posture à la fois respectueuse et de confiance. La légitimité du rôle de manager ne vient pas de l’âge, mais plus de la clarté du cadre et de la capacité à maîtriser la situation. Il est aussi recommandé d’utiliser la PNL pour ajuster son discours selon le profil de son interlocuteur. 

Que faire si le collaborateur refuse de reconnaître ses erreurs ?

Afin de ne pas envenimer une situation déjà tendue, il n’est pas conseillé de rentrer dans un rapport de force. Vous pouvez cependant reformuler les faits, proposer des solutions concrètes en insistant sur les conséquences de façon objective. Si le déni persiste, formalisez les échanges afin d’assurer un suivi dans le cadre de la gestion de crise (URL : gestion de crise). 

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