Qu’est-ce que la communication verbale et comment la perfectionner ?
Par Roselyne Reybaud
TEMPS DE LECTURE : 9 minutesLa communication verbale occupe une place majeure dans nos échanges quotidiens, qu’il s’agisse du cadre privé ou professionnel. Le langage verbal permet de transmettre des idées, d’exprimer des émotions et de créer du lien avec autrui. Néanmoins, savoir communiquer ne s’improvise pas et demande de la maîtrise et de la pratique. Qu’est-ce que la communication verbale et comment la perfectionner ? Toutes les réponses dans cet article.
La parole structure nos idées… et nos liens.
Bien parler, c’est déjà mieux se faire entendre.
Qu’est-ce que la communication verbale ?
La communication verbale englobe tout ce qui peut désigner le langage humain. En formation PNL, l’on apprend que la communication verbale passe par la langue, le verbe, l’intonation, la façon de prononcer les mots, la voix, ainsi que par un vocabulaire spécifique, utilisé à l’écrit comme à l’oral. La communication verbale passe également par les signes, les informations codées en fonction de situations données. Ce sont ces différentes formes de communication qui permettent à un groupe de personnes d’échanger des informations, de se comprendre, de s’écouter.
Il est donc essentiel de maîtriser le langage verbal, notamment en entreprise lorsqu’il est question d’échanger avec ses collègues dans le cadre d’une communication bienveillante et de véhiculer une image positive de l’entreprise. Un commercial, par exemple, aura tout intérêt à posséder cette compétence car elle permettra à son client d’obtenir une information claire et précise sur le produit ou service en question, mais le commercial sera également plus enclin à négocier avec son client qui aura compris les tenants et les aboutissants de l’échange commercial.
Quels sont les différents types de communication verbale ?
La communication verbale se divise en deux catégories : la communication orale et la communication écrite. La communication orale désigne tout ce qui concerne les échanges parlés, comme une conversation informelle ou plus structurée : un discours, une conférence ou une interview. La communication écrite regroupe, quant à elle, les échanges écrits, qu’ils aient été transmis par sms, emails, livres ou rapports écrits. Qu’il s’agisse de communication écrite ou orale, dans les deux cas, il est question de transmettre des idées ou des émotions, voire d’influencer autrui. La communication verbale peut être professionnelle, académique ou informelle, notamment dans le cadre privé et quotidien.
Maîtriser les différentes formes de communication verbale est indispensable pour assurer clarté, pertinence et efficacité des échanges. La communication verbale s’appuie sur le contenu explicite du message. Ainsi, manier correctement le langage verbal, à l’oral ou à l’écrit, est primordial à toute interaction humaine.
La parole structure nos idées… et nos liens.
Bien parler, c’est déjà mieux se faire entendre.
Quelles techniques pour l’améliorer ?
Travailler sa prononciation et sa diction
Prendre le temps de parler clairement est fondamental, surtout si l’on a tendance à parler vite ou à avaler ses mots. Il est indispensable de bien articuler pour que le discours soit compréhensible. Même les plus grands orateurs s’exercent devant un miroir, alors il ne faut pas hésiter à en faire autant, notamment avant de prononcer un discours ou de tenir une conversation importante. Toutes les compétences nécessitent de s’entraîner, et l’échange verbal ne déroge pas à la règle.
Astuce : s’enregistrer puis se réécouter afin de repérer ses habitudes et d’éventuels tics de langage pour les corriger. Il ne faut pas non plus hésiter à saisir toutes les occasions de parler en public, peu importent les circonstances (école, entreprise, réunion, etc.). La pratique est essentielle, car l’aisance est au bout du chemin ! Il ne faut pas avoir peur de demander des retours sincères à ses proches ou à ses collègues pour identifier les points forts et les axes d’amélioration.
Enrichir son vocabulaire
La lecture est encore l’un des moyens les plus efficaces pour enrichir son vocabulaire. Plus l’on enrichit son vocabulaire, plus l’expression se fait aisément. Utiliser de nouveaux mots dans ses conversations pour les intégrer naturellement permet d’augmenter ses compétences en matière de communication. La lecture aide autant à améliorer sa façon de parler et de communiquer en général, que ses connaissances. Il est possible de s’aider d’outils en ligne, de suivre des cours ou de télécharger des applications dédiées au langage verbal.
Avoir confiance en soi
Croire en soi et croire en son message pour convaincre son auditoire, tels sont les ingrédients d’une communication verbale réussie ! La confiance en soi permet en effet de communiquer ses idées de manière efficace et assertive à ses collaborateurs, ses supérieurs hiérarchiques ou ses clients. Les orateurs les plus doués sont capables d’inspirer, voire d’influencer les autres par leur capacité à communiquer. Un public n’accorde aucun crédit à une personne qui dégage un manque de confiance en elle. Il est donc essentiel de montrer à ses auditeurs que l’on croit en son message avant de pouvoir s’attendre à être cru.
tre conscient de son langage corporel
S’il est ici question de langage verbal, négliger le langage corporel (ou communication non verbale) serait une grave erreur. En effet, la posture, les gestes et l’expression faciale peuvent renforcer ou affaiblir son langage verbal. Être conscient de son langage corporel permet de transmettre un message cohérent avec ses paroles.
Lorsqu’on s’adresse à un public, le contact visuel est également capital. Malheureusement, beaucoup de personnes ne l’utilisent pas lorsqu’elles se retrouvent face à un public. Regarder son auditoire, c’est créer une connexion avec lui.
Pratiquer la clarté et la concision
Rester assertif, précis et concis. Il est déconseillé de se lancer dans un long discours confus, mais au contraire d’exprimer ses idées avec clarté et concision. L’astuce ? Dérouler sa pensée avec logique. L’assertivité et l’agressivité sont deux choses différentes. Il faut s’affirmer, mais ne pas agresser ! Une communication verbale réussie consiste à s’exprimer avec confiance, sans dénigrement ou attaque à l’encontre des autres. Montrer du respect pour les autres et leurs idées est indispensable en matière de communication verbale non-violente.
Pratiquer l’écoute active
Pour améliorer sa communication verbale, rien de tel que… l’écoute ! Pratiquer une écoute active signifie être focus sur son interlocuteur, plutôt que réfléchir à la réponse que l’on va donner. L’écoute active instaure la confiance et résout les conflits. Savoir écouter permet aussi d’améliorer la communication au sein de l’équipe. S’adapter à son auditoire est également une qualité essentielle.
Se former, c’est gagner en assurance et en influence.
Mieux parler, c’est aussi mieux inspirer.
Comment se former à la communication verbale ?
Se former à la communication verbale peut se faire par divers moyens. Par exemple, il est possible de suivre des cours en ligne ou en présentiel. Intégrer une école de PNL est un excellent moyen d’apprendre à communiquer. Il existe également des plateformes d’apprentissage en e-learning qui proposent des formations sur l’art de parler en public. Les ateliers de prise de parole ou les clubs dédiés à l’éloquence permettent également de s’entraîner dans un cadre bienveillant. Ne pas négliger les lectures sur le sujet ! En effet, les ouvrages de référence sur la communication verbale sont nombreux. Citons par exemple Parler en public pour les nuls de Malcolm Kushner, ou L’Art de la communication de Dale Carnegie. Maîtriser sa communication verbale exige temps et patience, mais avec une méthode adaptée et de l’entraînement, les résultats sont rapidement visibles.
🗣️ Verbal, paraverbal, non-verbal : ne plus confondre
On résume souvent la communication verbale aux seuls mots. C’est une erreur d’échelle. Quand vous parlez, trois canaux fonctionnent en même temps : le verbal (le sens des mots), le paraverbal (la voix qui les porte) et le non-verbal (le corps qui les accompagne). Les distinguer aide à comprendre pourquoi un même message passe, ou ne passe pas.
| Canal | Ce qu’il recouvre | Exemple |
|---|---|---|
| Verbal | Les mots, le vocabulaire, la structure des phrases | Le choix d’un terme précis plutôt qu’un mot passe-partout |
| Paraverbal | Le ton, le débit, le volume, les pauses, les silences | Ralentir sur un mot clé pour le mettre en relief |
| Non-verbal | Le regard, les gestes, la posture, les expressions | Un contact visuel qui appuie une phrase importante |
⚠️ À nuancer : vous avez peut-être lu que « les mots ne comptent que pour 7 % ». Ce chiffre vient des travaux d’Albert Mehrabian, mais il portait sur un cas très précis : l’expression d’émotions et d’attitudes, quand le ton et les mots se contredisent. Le généraliser à toute communication est abusif. Le contenu verbal reste central : personne ne transmet une consigne technique « à 7 % ».
🔑 Structurer un message clair, au-delà des mots
Bien articuler et enrichir son vocabulaire ne suffit pas si le message part dans tous les sens. La clarté se prépare. Avant une prise de parole qui compte, quelques étapes font la différence.
- Fixez votre message clé : la seule idée que votre interlocuteur doit retenir s’il ne retient rien d’autre.
- Choisissez votre angle : à qui parlez-vous, et qu’est-ce qui compte pour cette personne ?
- Appuyez-vous sur la règle de trois : trois points, pas dix. La mémoire s’y accroche mieux.
- Illustrez : un exemple concret vaut mieux qu’une abstraction juste.
- Vérifiez que le message est passé : une question ouverte, une reformulation demandée à l’autre.
Un dernier réflexe, emprunté à la PNL : adaptez vos mots au canal sensoriel dominant de votre interlocuteur. Certains « voient » ce que vous dites, d’autres « entendent » ou « sentent ». Varier les formulations, comme le décrit le modèle VAK (visuel, auditif, kinesthésique), élargit vos chances d’être compris de tous.
💼 À l’oral et au travail : réunion, entretien, présentation
Les principes changent peu ; le contexte, beaucoup. Trois situations professionnelles où la communication verbale se joue :
- En réunion : parler moins, mais à propos. Une intervention brève et précise porte plus qu’un long monologue. Posez une question plutôt que d’imposer une conclusion.
- En entretien : laissez des silences. Ils donnent le temps de réfléchir et invitent l’autre à préciser sa pensée. L’écoute active y compte autant que ce que vous dites.
- En présentation : soignez les vingt premières secondes et la dernière phrase. On retient surtout les débuts et les fins.
« En réunion, je me forçais à tout dire, par peur des blancs. Le jour où j’ai osé laisser un silence après ma question, mon équipe s’est enfin mise à répondre vraiment. »
Sophie, responsable d’équipe
✅ En pratique : avant une intervention importante, dites-la à voix haute une fois, chronomètre en main. Vous repérerez les phrases trop longues, les mots que vous butez, et les endroits où votre débit s’emballe. Cinq minutes d’entraînement changent la prise de parole.
⚠️ Les obstacles à une communication verbale efficace
Souvent, ce n’est pas ce qu’on ajoute qui améliore la communication, mais ce qu’on retire. Les freins les plus courants :
- Le jargon : les sigles et le vocabulaire d’expert excluent celui qui ne les partage pas.
- Les mots parasites : « du coup », « en fait », « voilà » répétés diluent le propos.
- Le débit précipité : parler vite trahit le stress et empêche l’autre de suivre.
- Le présupposé : croire que l’autre a compris sans jamais le vérifier.
- La charge émotionnelle : sous le coup de l’agacement, les mots dépassent la pensée.
💡 À retenir : la clarté n’est pas un don, c’est une habitude. Chaque fois que vous simplifiez une phrase, que vous remplacez un sigle par un mot commun, que vous vérifiez d’avoir été compris, vous renforcez votre communication verbale, sans changer votre personnalité.
✅ Quatre exercices pour progresser
La communication verbale se travaille comme un muscle. Voici quatre exercices simples, à intégrer sans matériel ni temps dédié.
- Le résumé en une phrase : après chaque échange important, formulez à voix haute l’idée centrale en une seule phrase. Vous entraînez la concision.
- La chasse aux mots parasites : pendant une conversation, comptez mentalement vos « du coup ». Prendre conscience du tic suffit souvent à le réduire.
- La lecture à voix haute : trois minutes par jour, en articulant. Cela muscle la diction et le souffle.
- La reformulation : avant de répondre à quelqu’un, reformulez ce qu’il vient de dire. Vous vérifiez votre compréhension et montrez que vous écoutez, un pilier de toute technique de communication issue de la PNL.
❓ Questions fréquentes
Quelle différence entre communication verbale et paraverbale ?
Le verbal, ce sont les mots eux-mêmes et leur sens. Le paraverbal, c’est la manière dont la voix les porte : ton, débit, volume, pauses. On peut dire les mêmes mots de façon chaleureuse ou glaciale : seul le paraverbal change.
Les mots ne comptent-ils vraiment que pour 7 % dans la communication ?
Non, c’est une déformation d’une étude d’Albert Mehrabian portant uniquement sur l’expression d’émotions contradictoires. Pour transmettre une information ou une consigne, le contenu verbal reste déterminant. Ce chiffre ne se généralise pas à toute communication.
Comment gagner en clarté quand on parle ?
Fixez une seule idée clé, limitez-vous à trois points, illustrez par un exemple concret et vérifiez d’avoir été compris. La clarté se prépare avant de parler bien plus qu’elle ne s’improvise sur le moment.
Comment améliorer sa communication verbale au travail ?
Parlez moins mais à propos, laissez des silences en entretien, soignez le début et la fin de vos présentations. S’entraîner à voix haute avant une intervention importante fait une vraie différence. Une formation dédiée peut accélérer ces progrès.
Peut-on améliorer sa communication verbale sans changer de personnalité ?
Oui. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de prendre quelques habitudes : simplifier ses phrases, réduire les mots parasites, vérifier d’être compris. Ces ajustements renforcent la clarté tout en restant pleinement soi-même.
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FAQ
Comment gérer les silences dans une conversation ?
Adopter une posture neutre est la meilleure option. Lors d’un silence, il vaut mieux éviter d’afficher des signes d’impatience ou de nervosité, mais plutôt montrer que l’on est à l’aise avec ce temps de pause.
Faut-il être bavard pour exceller en communication verbale ?
Non, l’efficacité ne repose pas sur la quantité de mots, mais sur la clarté, la pertinence et l’impact du message. Savoir écouter est tout aussi important que savoir parler.
Quels sont les signes d’une mauvaise communication verbale ?
Un discours flou, des malentendus fréquents, un ton inadapté, des interruptions constantes ou un manque d’écoute sont des indicateurs d’une communication verbale défaillante.
Comment développer une communication verbale plus assertive ?
En s’entraînant à exprimer ses idées avec clarté, confiance et respect, tout en restant à l’écoute des autres. L’assertivité s’apprend par la pratique et la connaissance de soi.
Quels sont les pièges à éviter dans la communication verbale en entreprise ?
Parler sans écouter, utiliser un jargon excessif, adopter un ton trop directif ou minimiser les émotions de l’interlocuteur peuvent nuire à la qualité des échanges professionnels.
